LE VILLAGE AUJOURD'HUI

Niché à la lisière de l'Oise et de la Normandie, Saint-Pierre-ès-Champs est un village rural du Pays de Bray, entre la vallée de l'Epte et la cuesta qui ferme au sud la boutonnière du Bray. Ses quelque 670 habitants partagent un territoire de champs, de prairies bocagères et de coteaux calcaires, dominé par la côte Sainte-Hélène et protégé en partie par une réserve naturelle régionale.

Le village en chiffres

672

habitants
INSEE, population légale 2023

1 053 ha

de superficie

77 à 222 m

d'altitude

85 %

de terres agricoles
Corine Land Cover 2018

79 ha

de réserve naturelle régionale

838

première église attestée

Un village du Pays de Bray

Saint-Pierre-ès-Champs appartient au Pays de Bray, cette « boutonnière » où l'érosion a mis à nu les terrains anciens, cernée de coteaux calcaires. La commune s'étend du bord de la vallée de l'Epte — rivière de 113 km qui rejoint la Seine — jusqu'à la cuesta du Bray, et touche la Seine-Maritime.

C'est une commune rurale à l'habitat dispersé, où les terres agricoles couvrent plus des quatre cinquièmes du territoire : cultures, prairies et haies dessinent le bocage brayon. Depuis le sommet de la côte Sainte-Hélène, à 190 m, le panorama s'ouvre sur l'Epte et tout le Pays de Bray.

D'où vient le nom ?

« Saint-Pierre dans les champs » : ès est une ancienne contraction de en les. Le nom est attesté dès 1178 sous la forme latine apud S. Petrum de campis, puis Saint Pierre es champs en 1454.

Sous la Révolution, qui chassait les saints des noms de lieux, le village devint simplement Pierre-ès-Champs (1794).

Repères historiques

  • Néolithique — la côte Sainte-Hélène, site défensif naturel au débouché de l'Epte, est déjà occupée : outils, monnaies et poteries mis au jour lors des fouilles de 1988 et 1989.
  • Époque gallo-romaine — des fragments de tuiles suggèrent un lieu de culte sur la côte.
  • 838 — première église du village.
  • XIe siècle — une chapelle dédiée à sainte Hélène est élevée sur la côte ; reconstruite au XVIe siècle.
  • 1700 — après l'assassinat de l'ermite Jean de Sacy qui y vivait, la chapelle est abandonnée.
  • 1840 — l'église du village est rebâtie ; elle conserve une façade et un mur de la fin du XIIe siècle.
  • 2009 — la côte Sainte-Hélène et les étangs des Tourbières sont réunis en réserve naturelle régionale.

À découvrir

Papillon de la réserve naturelle

La réserve naturelle

Pelouses calcaires, tourbières, orchidées et un tilleul de plus de 400 ans.

Vue de la côte Sainte-Hélène

La côte Sainte-Hélène

Un panorama sur l'Epte et un site archéologique.

L'église Saint-Pierre

L'église Saint-Pierre

Trois époques de construction derrière une façade du XIIe siècle.

Randonnée à pied

Balades et randonnées

Une boucle de 10 km jusqu'au sommet de la côte.

Le village au quotidien

Les enfants sont scolarisés à l'école Octave Pellerin, dans le cadre du SIVOS des Deux Vallées qui associe des communes de l'Oise, de l'Eure et de la Seine-Maritime. La commune fait partie de la Communauté de communes du Pays de Bray, du canton de Grandvilliers et de l'arrondissement de Beauvais. Les associations animent la vie locale tout au long de l'année.

Fiche d'identité

  • Département de l'Oise, région Hauts-de-France
  • Arrondissement de Beauvais, canton de Grandvilliers
  • Communauté de communes du Pays de Bray
  • Code INSEE 60592 — code postal 60850
  • Population : 672 habitants (INSEE, population légale 2023)
  • Superficie : 1 053 ha — altitude : 77 à 222 m
  • Coordonnées : 49,4314° N, 1,73° E